Autour de Souki ·
Où dormir près du lac du Salagou ? Le guide de Gilles et Fabien
Le lac se visite en une journée. La vraie question, c'est ce que vous voulez retrouver le soir.
Par Gilles Pascal et Fabien Morcel
Oui, on peut dormir au bord du lac. On peut aussi dormir dans un village, ou à quinze minutes, au calme. Nous vivons à Cabrières, de l'autre côté de la colline, depuis six ans ; voici comment nous répondrions à un ami qui prépare deux ou trois jours ici.
Est-il possible de dormir au lac du Salagou ?
Oui. Les rives comptent des campings et quelques hébergements à proximité immédiate de l'eau, surtout du côté de Clermont-l'Hérault et de la baie des Vailhés. C'est le bon choix si ce que vous cherchez, c'est l'eau au réveil : le lac est à vous avant que la journée ne commence, et la lumière du matin sur les terres rouges vaut le déplacement.
Ce qu'il faut savoir avant de choisir : en été, la fréquentation des plages et des bases de loisirs est importante, jusqu'au soir. Hors saison, c'est l'inverse, et une partie des adresses ferme. Le lac se prête à la journée ; la nuit, il faut savoir ce qu'on veut.
Quel est le plus beau village autour du lac ?
Deux réponses, et nous ne tranchons pas entre elles.
Salasc, pour nous, est le plus beau village vivant du tour du lac. L'eau y est partout, jusque dans son nom : à la différence de ses voisins perchés, il s'est construit autour de sources, et l'on y suit encore les béals, ces anciens canaux d'irrigation qui traversent le village.
Celles est autre chose. Quand le barrage a été construit, à la fin des années 1960, le village devait disparaître sous l'eau ; ses habitants sont partis. Puis l'eau s'est arrêtée aux portes des maisons, et Celles est resté là, vide, pendant des décennies, entre le lac et la route. Un projet de réhabilitation est en cours pour lui redonner vie. Y marcher aujourd'hui, c'est traverser une histoire suspendue — et c'est l'endroit du lac qui nous touche le plus.
© Souki Lodges & Spa · © Camille-Marie Vavo
Quel est le plus bel endroit du lac ?
Le côté des Vailhés, pour nous. C'est la rive où le lac s'ouvre le plus largement, avec les ruffes qui descendent jusqu'à l'eau et le relief du Liausson en face. C'est aussi là que se trouve la Base nautique du Salagou, si vous voulez passer sur l'eau, et la plage surveillée en été.
Le meilleur moment, c'est la fin d'après-midi : la terre rouge chauffe sous les pieds, la lumière rase, et le lac change de couleur en une demi-heure.
Est-il possible de dormir en van au lac du Salagou ?
La question revient souvent, alors une réponse courte : non, pas sur les rives. Le bivouac et le stationnement de nuit y sont interdits ; les vans et camping-cars rejoignent un camping ou l'une des aires autorisées autour du lac, dont Destination Salagou tient la carte à jour. Ce n'est pas ce que nous connaissons le mieux ; le reste de ce guide, si.
Marcher, rouler, se baigner
Le tour du lac à pied suit un itinéraire balisé de 25,5 kilomètres, annoncé en six heures et quarante minutes — une longue journée. Nous conseillons plutôt les portions, avec un retour par le même chemin pour voir la lumière changer. Le cirque de Mourèze est à moins de dix minutes de Souki : plusieurs itinéraires traversent ses reliefs calcaires, de la promenade courte à la randonnée plus longue, et il va bien avec le lac dans la même journée.
On se baigne toute l'année, sauf près du barrage et dans la réserve du côté des Arcades ; la plage des Vailhés est surveillée en été. Pour le soir, Pézenas n'est pas loin, si vous voulez une ville après une journée de rouge et de bleu.
Ce qu'on emporte : de bonnes chaussures, de l'eau, un chapeau. En plein mois d'août, il fait très chaud sur les ruffes ; nous préférons le début et la fin de saison.
Trois manières de dormir près du lac
Au bord de l'eau, en camping ou en hébergement de rive : pour ceux qui veulent le lac au réveil et la vie des plages en saison.
Dans un village — Salasc, Octon, Clermont-l'Hérault : pour ceux qui veulent une place, un café, des gens.
À deux, au calme, à quinze minutes : c'est ce que nous avons construit chez Souki, à Cabrières. Deux lodges seulement, chacun avec sa piscine privée chauffée à 32 °C toute l'année, une terrasse et les collines pour horizon. On passe la journée au lac ou à Mourèze ; on rentre, et il n'y a plus personne. Le dîner est servi dans le lodge à vingt heures. Ce n'est pas la solution la moins chère ni la plus proche de l'eau ; c'est celle où le soir est à vous.